• Chronique : Marilyn Manson, Mechanical Animals (pour Metal Impact)

    MARILYN MANSON (usa) - Mechanical Animals (1998)





    Label : Nothing Records / Interscope
    Sortie du Scud : 15 septembre 1998
    Pays : Etats-Unis
    Genre : Rock
    Type : Album
    Playtime : 15 Titres - 63 Mins
    Piste Multimédia présente sur le CD




    Groupe Américain fondé en 1989 par son leader et chanteur actuel, MARILYN MANSON alias Brian Warner de son vrai nom, véritable ennemi des puritains Américain à cause de la violence des paroles des chansons du groupe. Le groupe s’amuse à dénoncer les clichés Américains, ce qui n’est pas fait pour plaire à tout le monde, si bien que Manson se retrouve à présent interdit de résidence en Californie. Mais cela ne l’empêche pas de continuer à pondre des albums.


    Quel étrange neutron, quelle différence avec Antichrist Superstar, le précédent album du révérend Manson ! L’on passe d’une musique torturée à une musique très axée Glam, quel choc ! Finie la période sombre et décadente inhérente à cet album-là ? Non, la pochette, si surprenante avec ses tons si clairs n’est qu’un fake. Elle semble représenter une face plus claire de la personnalité du révérend mais Omega, ce clin d’œil à Ziggy Stardust de David Bowie, cet androïde dont on ne saurait dire s’il s’agit d’un homme ou d’une femme, représente autant la dégringolade vers tout ce qu’il y a de moins pur sur cette planète que l’ange déchu présent sur la pochette d’Antichrist Superstar. Preuve en est le titre « I Don’t Like The Drugs (But The Drugs Like Me) », tel un hymne, une véritable apologie de la drogue au sens général. Idem concernant « The Dope Show ». En comparaison, le morceau « Rock Is Dead » semble déjà plus joyeux au niveau des paroles bien que là encore, le sujet n’est pas bien gai. Cette chanson a par ailleurs servi de générique au film « Matrix ». On dispose d’un autre morceau dans cet album au sujet de la drogue sauf que celui-ci, contrairement au précédent, n’en fait pas l’apologie. Il s’agit de « Coma White », témoignage d’une overdose de drogues par une femme. On se rend compte, en prêtant attention aux paroles, que malgré le côté plutôt joyeux de la musique sur la plupart de morceaux de cet album ainsi que la pochette aux tons si clairs, l’univers de MARILYN MANSON reste toujours aussi sombre. Le livret en lui-même est un bon témoignage du désordre qui règne, il est aussi étrange que celui d’Antichrist Superstar, recélant des messages cachés visibles uniquement avec l’aide du boitier, ce qui explique que celui-ci soit bleu. Une autre étrangeté, le titre caché de cet album, nommé très judicieusement « Untitled » et qui se trouve sur la plage multimédia de l’album. Il s’agit d’un morceau très basique, avec peu de paroles et une musique vraiment minimaliste orchestrée par Madonna Wayne Gacy, le claviériste. Encore une fois, MARILYN MANSON réussit à surprendre, voire même à déstabiliser l’auditeur, tant visuellement que par la musique en elle-même.


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