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    Groupe
     
    Aujourd'hui je voudrais vous présenter un groupe Hongrois, car je l'ai découvert très récemment. Habituellement je ne rentre pas dans les détails concernant le message véhiculé par les groupes que j'écoute (quand il y en a un, car ce n'est pas toujours le cas), et je n'en fais du coup aucune présentation, celle-ci est la première. Mais en faisant des recherches sur Kárpátia, j'ai trouvé leurs origines assez "intéressantes" pour être décrites. Mais ça partait mal car, en traduisant la page wikipedia traitant de ce groupe, je me suis dit de suite qu'il valait mieux que je reste sur la musique et que je ne me penche surtout pas sur les paroles, ce groupe étant en apparence extrémiste. Sauf que le contexte est bien plus compliqué qu'il n'y paraît à première vue, il faut remonter à la Première Guerre Mondiale afin de comprendre pourquoi un groupe comme Kárpátia existe aujourd'hui. 
     
    Son message est principalement le rejet du Traité de Trianon, signé au Grand Trianon de Versailles, en France, le 4 juin 1920. Il faut savoir qu'avant la Première Guerre Mondiale, la Hongrie était un empire très étendu, et était d'ailleurs rattachée à l'Autriche (l'Autriche-Hongrie, vous suivez?). Les conséquences de la Première Guerre Mondiale furent désatreuses pour le pays, car outre la perte de la Transylvanie en 1918 qui fut indexée par la Roumanie (eh oui, le territoire de Dracula était Hongrois! Et si Kárpátia porte ce nom, c'est justement pour signifier que le groupe refuse toujours cette indexation), le fameux Traité de Trianon a débouché sur la perte de 67,8% du territoire Hongrois, et 59% de sa population, population qui se retrouve depuis en forte minorité en dehors des frontières Hongroises, sans compter les importantes zones minières et forestières perdues.
     
    Les Hongrois en veulent à la France, et notamment à Clémenceau, pour la signature de ce traité qui a réduit de beaucoup leur pays. Voir ici pour le avant/après :
     
    Carte Hongrie
     
    En 2010, il n'y a donc pas si longtemps que cela, une manifestation a eu lieu à Versailles, Kárpátia faisait d'ailleurs partie du lot puisqu'ils y ont donné un concert ce jour-là. Le message de ce rassemblement Hongrois en France était très clair, et peut s'expliquer par une simple banderolle vue ce jour-là, que voici :
     
    Banderolle
     
    Personnellement, je ne reste pas de marbre face à une telle banderolle et je comprends la colère des Hongrois. D'autant plus qu'ils ne sont pas responsables du déclenchement de la Première Guerre Mondiale puisque c'est l'assassinat de l'Archiduc Autrichien François-Ferdinand par les Serbes Bosniaques qui en est l'origine. L'Autriche-Hongrie a voulu venger ce meurtre, appuyée par l'Allemagne, et s'en est alors suivie toute une série d'alliances et tous les morts qui en ont découlé. Alors la Hongrie, victime ou bourreau? Je serais plutôt pour dire qu'ils ont été les victimes, du début par le meurtre de "leur" Archiduc, à la fin par la réduction de leur pays. Le cas à part, pour moi, serait celui du Premier Ministre Hongrois de l'époque, le Comte Tisza, qui a été soupçonné d'avoir participé au meurtre de l'Archiduc car ce jour-là, il s'est exclamé en plein Parlement à Budapest en disant : "La volonté de Dieu s'est accomplie!" Mais c'est la Serbie, et notamment le meurtrier avéré, un Serbe Bosniaque du nom de Gravilo Princip, membre du groupe Jeune Bosnie, qui ont été accusés par l'Autriche-Hongrie (logique, je trouve). Mais pour en revenir au groupe lui-même, le voilà en concert le jour de la manifestation à Versailles :
     
    Concert Versailles
     
    Conclusion : je craignais que ce groupe soit franchement nazi, mais en fait non, ils aiment leur pays et veulent "simplement" en défendre les couleurs et l'identité. Et ils ne sont pas les seuls, car même si ce groupe est le plus connu en Hongrie, il est loin d'être le seul groupe de rock nationaliste Hongrois. Et au final, leurs paroles ne sont pas si horribles que ce à quoi je m'attendais, et pour le coup j'ai bien fait de me pencher sur leur cas en détail. Voici quelques traductions de titres d'albums afin de vous faire une idée de leurs thèmes musicaux :
     
    * rouge, blanc, vert (2006)
    * un avenir meilleur! (2009)
    * Justice pour la Hongrie (2011)
     
    Et enfin, la traduction en anglais d'un de leurs morceaux (j'ai choisi l'anglais car la traduction est meilleure que celle en français), à savoir "Szép vagy , gyönyörű vagy Magyarország", qui signifie "You are beautiful, you are wonderful Hungary" :
     
    "Where fair cascade, soft breeze plays on the Tisza
    There live some folks, the folk of legends, there is my home.
    The ancient Carpathian guards her dream, faithful Csaba is the chief.
    Who returns back on the celestial way of the stars.
     
    You are beautiful, you are wonderful Hungary
    More wonderful than the grand world
    If the music resounds, i see your shiny, beautiful face.
    We flew there on great steeds
    Grass, tree, greenery and flower calls us home.
    The violin cries so loudly, a wonderful country is waiting for us.
     
    There the girl has charming lips, cause charm borns on trees
    An utopian fairy castle lies on the old Tisza
    On the Rona, it flies on seven lands, flies like the wind
    Only cavalrymen's zest can cover it up, if they have wings"
     
    On est très loin du "les blancs ok, les noirs dehors" (bon c'est un exemple hein, remplacez ces 2 termes par n'importe quel antagonisme et ça reviendra au même), le genre de messages que personnellement j'ai du mal à accepter... Le message de Kárpátia, ce serait plutôt "notre pays est amputé, rendez-nous notre territoire et notre peuple". Mais outre le message très politique de ce groupe, je vous invite tout de même à vous pencher sur leurs morceaux, il s'agit d'un rock teinté de folk et de punk, très efficace et très agréable à écouter. On peut très facilement s'aligner la discographie entière sans s'ennuyer le moindre instant, tellement les morceaux sont variés de l'un à l'autre.
     
    A écouter ICI

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    "La vie est belle", disait-il, au bord des larmes, lors de son retour à l'Assemblée Nationale après longue hospitalisation le 15 mars dernier, avant d'avoir une standing ovation de la part de tous les bords politiques, y compris de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée. Mais voilà, le 2 mai 2011, soit pas tout à fait 2 mois après ce retour, le maire de Denain, et député socialiste de la 19eme circonscription du Nord, Patrick Roy, s'en est allé à 5h du matin à l'hôpital de Valenciennes, emporté par le cancer du pancréas contre lequel il se battait depuis août 2010 (il l'a annoncé publiquement en novembre). 

     

    Il s'agissait d'un homme politique singulier, le seul à se présenter à l'assemblée en veste rouge, symbole de son amour pour la vie, ce qui dénotait beaucoup par rapport aux tenues haustères de ses confrères. Et il était également le seul politique à dire à haute voix que le rock metal est une musique comme une autre. Fervent défenseur de la communauté metalleuse française et de ses festivals, notamment celui de Clissons, le Hellfest, il sera très regretté par le milieu. Il n'avait carrément pas hésité à monter sur scène aux côtés du groupe Mass Hysteria en juin 2010, et s'était aussi présenté lors de l'édition 2010 du Hellfest. Suite à son décès, de nombreuses personnalités politiques ont exprimé leur tristesse, de gauche comme de droite, et de nombreux hommages fleurissent sur le net, dont certains dessins représentant le députe metalleux en éternelle veste rouge. Divers groupes de soutien ont également été créés sur le réseau social Facebook, et de nombreuses photos de profil ont été changées pour arborer le visage ou le nom de Patrick Roy. La communauté metalleuse perd son plus gros soutien au sein du monde politique, le monde politique perd son membre le plus haut en couleur, et certainement le plus courageux aussi.

    Christine Lagarde est devenue, grâce à lui, "Ministre de l'Economie et du Chômage"; Eric Woerth, "Ministre du Budget et du Déficit"; Benoist Apparu, "Ministre du Logement et du Camping"; Roselyne Bachelot, "Ministre de la Santé et des Franchises médicales". "J'entends marquer mon opposition à ce gouvernement dont les mesures, elles, ne font pas rire mes administrés". Ce n'est pas demain la veille que quelqu'un se permettra de dire ce genre de choses à l'Assemblée. Monsieur Patrick Roy était unique, il était un grand, il osait dire tout haut ce qu'il pensait. Qu'il repose en paix. Vous nous manquerez, monsieur Roy! La vie est belle...

     

    "La population pourra rendre un hommage à Patrick Roy vendredi, de 10 heures à 17 heures à l'hôtel de ville de Denain. Les obsèques auront lieu samedi, à 10 h 30, à la grande salle de la place Baudin." "Suppléante de Patrick Roy depuis 2007, Marie-Claude Marchand, adjointe au maire d'Aulnoy-lez-Valenciennes et conseillère régionale, lui succède à l'Assemblée." www.lavoixdunord.fr


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  • ba15eb3a.jpg (320×316)

    "Deliverance", qu'est-ce que c'est? C'est un film, réaliré par John Boorman, adapté du livre du même titre écrit par James Dickey (1923-1997), entre 1962 et 1970. C'est un film américain, datant de 1972, avec entre autres John Voight (le père d'Angelina Jolie), Burt Reynolds, Ned Beatty, Ronny Cox et Bill Mc Kinney. La musique du film, que l'on retrouve donc sur la BO, a été composée et jouée par Eric Weissberg et Steve Mandel, joueurs de banjo et de guitare. Lorsque l'on a vu le film et que l'on écoute la BO, on s'étonne de constater une différence énorme au niveau de l'atmosphère entre les deux.

    En effet, le film relate l'histoire de quatre hommes de la ville qui décident, un weekend, de partir en randonnée. Ainsi, ils descendent en canoë une rivière située dans une région sauvage de Georgie. C'est ainsi que commence pour eux un enfer sans nom, et pourtant ils sont bel et bien sur terre...

    Extrait de http://archive.filmdeculte.com/ :

    Il est impossible de parler de Délivrance sans mentionner la scène dont tous ceux qui ont vu le film se souviennent. Mise à part celle du duo hallucinant entre une guitare et un banjo, il s'agit du viol homosexuel commis par un homme des bois contre Bobby. Jusqu'à ce film, le cinéma ne montrait que des agressions sexuelles dirigées contre des femmes. Pour la première fois, on voit un homme se faire violer, et les images sont encore plus terribles que la description contenue dans le livre. Si la scène du viol de Ving Rhames est aussi puissante dans Pulp Fiction (1994), Quentin Tarantino le doit principalement à l'oeuvre terrifiante de Boorman.

    Nous sommes donc d'accord pour dire que ce film est une véritable abomination et qu'il ne faut surtout pas se mettre à la place de l'un des personnages qui le composent, sans quoi on est bon pour partir dans une dépression qui dure au moins six mois... C'est dire à quel point ce film est poignant, très violent, mais à voir tout de même une fois dans sa vie, si l'on n'est pas trop sensible pour cela.

    La BO, quant à elle, renferme bien entendu en premier titre le fameux duo entre le joueur de banjo et le guitariste dans la scène la plus mythique du film, ce morceau a d'aileurs été repris par les Toy Dolls dans une version tout simplement impressionnante! Les morceaux qui suivent sont tout aussi courts, mais tout aussi efficaces également! Lorsqu'on a vu le film et que l'on souhaite écouter la BO, on ne se doute pas une seule seconde que la BO puisse être aussi joyeuse! En effet, tout le long de celle-ci, nous avons droit à une ribembelle de titres tous plus gais les uns que les autres, un savant mélange entre le banjo et la guitare.

    Que l'on ait aimé le film ou non, il faut vraiment posséder cette BO. Malheureusement, de nos jours, elle est extrêmement difficile à trouver car très rare. Mais si un jour vous avez l'occasion de tomber dessus, n'hésitez surtout pas à l'acheter!


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  • FORLORN (no) - The Crystal Palace (1996)





    Label : Napalm Records
    Sortie du Scud : 1996
    Pays : France
    Genre : Black Metal Mélodique
    Type : Album
    Playtime : 8 Titres - 40 Mins





    FORLORN est un groupe de Black Metal Mélodique venu tout droit de Norvège qui a malheureusement splitté après avoir sorti trois albums.


    Ce premier album des norvégiens a tout pour surprendre, à commencer par une pochette magnifique, que l’on prend plaisir à regarder en étant le morceau ayant pour titre “Lunar Eclipse”, un titre instrumental, entièrement réalisé au piano avec un peu de batterie pour le rythme qui s’accélère au fur et à mesure, piano qui est au final très présent tout au long des 8 titres de The Crystal Palace. Les plus belles nappes de clavier se trouvent sur le titre “Ragnarok”, accentuée d’un chant très guerrier, Black par moments et beaucoup plus mélodique pendant le refrain. Ceci dit, le clavier se trouve très présent sur tous les titres de cet album, donnant une dimension très mélodique à une musique axée Black Metal, ce qui lui donne un ton beaucoup plus léger et du coup, très agréable à écouter.


    Des chœurs sont également présents, notamment sur le titre “Lik Av Falne Menn”, belle introduction pour un bel album, ainsi que sur “The Crystal Palace” qui a par ailleurs la particularité de vraiment surprendre l’auditeur de par son petit passage très électro à la minute 2,38 très exactement. Autrement, le début de “AEReful Ferd” surprend aussi par son intro à la guitare sèche et la batterie qui part d’un seul coup et le chant clair, ce titre est au final très épique. A souligner, le fait que malgré que cet album ne compte que 8 pistes, il contient deux instrumentales, “Lunar Eclipse” et "The Magellanic Clouds” qui se veut un peu plus brutale, et qui recèle d’influences progressives.


    Seul point négatif de cet album, la production, très moyenne. En effet, le son des guitares n’est pas très propre, la batterie est un peu trop en retrait, le clavier ne s’entend que peu par moments. Mais lorsque l’on passe outre ces détails, cet album reste tout de même très bon à écouter ! Chaque titre passe comme une lettre à la poste, on se laisse emporter par les mélodies absolument magnifiques et on en oublierait presque la qualité du son !


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  • TARJA TURUNEN (FI) - My Winter Storm (2007)





    Label : Universal
    Sortie du Scud : 9 novembre 2007
    Pays : Finlande
    Genre : Operatic Metal
    Type : Album
    Playtime : 18 Titres - 60 Mins





    A-t-on vraiment besoin de présenter Tarja TURUNEN ? Bon, il s’agit là de l’ancienne chanteuse du très renommé groupe répondant au nom de NIGHTWISH, dont elle a été gentiment renvoyée à la fin de la tournée “End Of An Era” (qui a décidément très bien porté son nom). Il s’agit ici de la chronique de My Winter Storm.


    Voilà un album qui sépare les fans, sans nul doute ! On s’attend à retrouver du NIGHTWISH, on se demande s’il y a un réel changement, etc. Alors, afin de faire taire ceux qui pensent que ce disque est une copie de NIGHTWISH, on signale un nouveau line-up ainsi qu’un changement de style assez… pour ainsi dire radical ! En effet, la présence de guitares lourdes comme chez NIHTWISH ne se fait entendre que sur certains morceaux de cet album, tel que “Poison” (une étonnante reprise d’alice COOPER en passant) ou encore “My Little Phoenix”. Qu’a-t-on de ressemblant à l’époque NIGHTWISH, au final ? Le chant, forcément ! Toujours aussi Mezzo Soprano, les passages techniques de Tarja sont même encore plus impressionnants qu’auparavant. Mais sinon ? Au niveau de la musique, clavier et violons sont très présents, la batterie et les guitares lourdes sont par contre assez abandonnées. Seul le titre “Ciarán’s Well” se rapproche vraiment du Metal. Ainsi donc, aucune comparaison ne peut être faite avec Dark Passion Play, dernier album de NIGHTWISH et premier avec leur nouvelle chanteuse.


    Autrement, My Winter Storm se veut être un concept album, partagé en différentes parties nommées “Ite Missa Est”, “The Escape Of The Doll” et “Sunset”, donnant lieu à trois morceaux instrumentaux fort réussis. “Seeking For The Reign” est également une piste instrumentale. On a ici l’impression que Tarja s’est entourée d’un orchestre symphonique et nous n’en sommes pas loin étant donné qu’elle s’est entourée de pas moins de 7 personnes dont quelqu’un de sa propre famille au clavier, à savoir son frère, Toni TURUNEN, avec qui elle avait par ailleurs déjà chanté “Phantom Of The Opera” sur scène, pour information. “Our Great Divine” est sans doute le titre le plus mélancolique de cet album qui se veut très calme dans l’ensemble, ainsi qu’une véritable prouesse technique de par la superbe prestation vocale de Tarja qui prend ici toute son ampleur, ainsi que sur “Damned And Divine” dans lequel des chœurs sont présents comme sur “Boy And The Ghost”. Tarja a réussi à prouver que même sans Tuomas HOLOPAINEN (claviériste de NIGHTWISH) pour composer les lignes de chant, elle s’en sort divinement bien ! Car oui, c’est elle-même qui a composé cet album !


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