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    "La vie est belle", disait-il, au bord des larmes, lors de son retour à l'Assemblée Nationale après longue hospitalisation le 15 mars dernier, avant d'avoir une standing ovation de la part de tous les bords politiques, y compris de Bernard Accoyer, président de l'Assemblée. Mais voilà, le 2 mai 2011, soit pas tout à fait 2 mois après ce retour, le maire de Denain, et député socialiste de la 19eme circonscription du Nord, Patrick Roy, s'en est allé à 5h du matin à l'hôpital de Valenciennes, emporté par le cancer du pancréas contre lequel il se battait depuis août 2010 (il l'a annoncé publiquement en novembre). 

     

    Il s'agissait d'un homme politique singulier, le seul à se présenter à l'assemblée en veste rouge, symbole de son amour pour la vie, ce qui dénotait beaucoup par rapport aux tenues haustères de ses confrères. Et il était également le seul politique à dire à haute voix que le rock metal est une musique comme une autre. Fervent défenseur de la communauté metalleuse française et de ses festivals, notamment celui de Clissons, le Hellfest, il sera très regretté par le milieu. Il n'avait carrément pas hésité à monter sur scène aux côtés du groupe Mass Hysteria en juin 2010, et s'était aussi présenté lors de l'édition 2010 du Hellfest. Suite à son décès, de nombreuses personnalités politiques ont exprimé leur tristesse, de gauche comme de droite, et de nombreux hommages fleurissent sur le net, dont certains dessins représentant le députe metalleux en éternelle veste rouge. Divers groupes de soutien ont également été créés sur le réseau social Facebook, et de nombreuses photos de profil ont été changées pour arborer le visage ou le nom de Patrick Roy. La communauté metalleuse perd son plus gros soutien au sein du monde politique, le monde politique perd son membre le plus haut en couleur, et certainement le plus courageux aussi.

    Christine Lagarde est devenue, grâce à lui, "Ministre de l'Economie et du Chômage"; Eric Woerth, "Ministre du Budget et du Déficit"; Benoist Apparu, "Ministre du Logement et du Camping"; Roselyne Bachelot, "Ministre de la Santé et des Franchises médicales". "J'entends marquer mon opposition à ce gouvernement dont les mesures, elles, ne font pas rire mes administrés". Ce n'est pas demain la veille que quelqu'un se permettra de dire ce genre de choses à l'Assemblée. Monsieur Patrick Roy était unique, il était un grand, il osait dire tout haut ce qu'il pensait. Qu'il repose en paix. Vous nous manquerez, monsieur Roy! La vie est belle...

     

    "La population pourra rendre un hommage à Patrick Roy vendredi, de 10 heures à 17 heures à l'hôtel de ville de Denain. Les obsèques auront lieu samedi, à 10 h 30, à la grande salle de la place Baudin." "Suppléante de Patrick Roy depuis 2007, Marie-Claude Marchand, adjointe au maire d'Aulnoy-lez-Valenciennes et conseillère régionale, lui succède à l'Assemblée." www.lavoixdunord.fr


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    Entretien réalisé par Nightwitch

    le 30 avril 2006

    la Locomotive, Paris

    Artefact : Le nom de votre groupe est Fear Factory. Quel est le sens de ces mots pour vous ?

    Christian Olde Wolbers : Je n’étais pas encore dans le groupe quand le nom a été choisi. Mais je sais qu’il a été choisi parce que le line-up de départ aimait ces mots. Pour faire ce choix, ils se sont servis de ce qui nous entoure. Pour moi, ce nom est effectivement relatif à ce qui nous entoure. Cela peut être le gouvernement, l’école, la religion. Tout ça, c’est Fear Factory. Ce sont les raisons qui ont poussé les membres des débuts du groupe à choisir ce nom.

    A : Tentez-vous de faire passer un message par l’intermédiaire de votre musique et si oui, quel en est le sens ?

    C.O.W. : Oui, mais nous ne passons pas qu’un message, il y en a plusieurs. Nous sommes de mauvaises créatures de par les paroles et la musicalité que nous avons au sein du groupe et c’est pour cela que nous passons des messages. Plus explicitement, nous parlons de tout ce qui a attrait à la réalité comme la vie ou la religion. Nous évoquons cela à travers ce que nous faisons. Nous passons des messages afin d’expliquer tout ça et comme nous tournons les choses à notre sauce, nos chansons n’en sont que plus personnelles.

    A : Quand vous partez en tournée, comme c’est le cas en ce moment depuis le 18 mars, comment choisissez-vous les chansons que vous allez jouer dans les différents concerts ? Faites-vous des réunions entre tous les membres du groupe pour les choisir avant chaque concert ?

    C.O.W. : Non parce qu’en fait, nous savons déjà à l’avance quelles sont les chansons que nous allons jouer. Quand nous partons en tournée, c’est principalement pour nous distraire avec un lot de compositions que nous avons faites récemment, et donc des morceaux de notre album le plus récent. Nous jouons toujours des morceaux récents quand nous faisons un concert, les anciens un peu moins, bien qu’ils soient toujours un minimum présents afin de ne pas trop déstabiliser ceux qui ne connaîtraient pas le dernier album en date de Fear Factory. Néanmoins, à défaut de faire une réunion entre nous avant chaque concert, nous en faisons une avant de partir en tournée afin d’établir une liste non définitive des morceaux que nous comptons jouer. Nous la modifions un peu à chaque concert pour ne pas être trop répétitifs. Cela ne nous prend pas longtemps, nous faisons le strict minimum avant de partir en tournée.

    A : Comment est l’atmosphère entre vous tous ?

    C.O.W. : Elle est bonne… quand nous avons des bières à portée de main ! C’est la meilleure façon d’être dans le même délire.

    A : Vous avez un style musical particulier, quelles sont vos influences ?

    C.O.W. : Eh bien… notre musique est un peu comme une hérésie car nous avons de mauvaises influences. Tout en restant diversifiées ! C’est-à-dire que nos influences musicales peuvent aller de U2 à Slayer en passant par beaucoup de groupes et de genres musicaux différents.

    A : Et dans le groupe, qui écrit les paroles ? Au niveau des compositions, quel est le travail à faire pour chacun de vous ?

    C.O.W. : Concernant les paroles, le maximum est fait par Raymond, le batteur. Autrement, pour les parties musicales, chacun de nous imagine des choses avec son propre instrument de prédilection puis nous confrontons tout ensemble et faisons un mix de tout ça.

    A : Les pochettes des albums de Fear Factory sont particulières. Qui fait le choix de ces pochettes et pourquoi sont-elles si spéciales ?

    C.O.W. : Nous choisissons les images qui serviront de pochettes tous ensemble. Nous définissons un concept de pochette qui s’accorderait au mieux avec l’esprit de l’album et pour cela, nous scannons ce qu’il y a autour de nous, nous faisons des essais puis nous nous décidons.

    A : J’ai un petit jeu pour vous, si vous l’acceptez. Le principe est très simple : je vous donne un mot et vous me dites ce que vous en pensez. Cela vous convient ?

    C.O.W. : Ok.

    A : La mort.

    C.O.W. : La mort fait peur. Elle nous fait nous poser des questions telles que « qu’est-ce qu’il y a après ? ». La mort est quelque chose d’irrégulier, dont le monde s’imagine plein de choses différentes.

    A : La peur.

    C.O.W. : Je me dis qu’on ne peut avoir peur longtemps. La peur est difficile à supporter mais elle est surmontable.

    A : Le feu.

    C.O.W. : Je suis toujours en feu ! rires

    A : Les yeux.

    C.O.W. : Cela me fait penser à quand j’ai vraiment trop regardé mes boissons. Des yeux effrayants.

    A : La foi.

    C.O.W. : La foi, c’est quand les gens peuvent penser comme ils le veulent, sans qu’on ne leur impose une croyance. Pour moi, c’est cette façon d’avoir la foi qui prône. Je vois cette foi comme quelque chose fait pour pouvoir vivre.

    A : Je vous ai proposé ces mots parce que j’ai vu qu’ils apparaissent plusieurs fois dans votre dernier album. Pensez-vous que Raymond avait les symboliques que vous avez exprimées en tête pour les intégrer aussi souvent dans les textes ?

    C.O.W. : Je ne sais vraiment pas. En tout cas, si j’écrivais des paroles, et que j’utilisais ces mots plusieurs fois, ce serait en pensant à ça que je les utiliserais.

    A : J’ai un dernier mot à vous proposer mais celui-ci n’apparaît pas dans les paroles de votre dernier album : School.

    C.O.W. : Je n’aime pas l’école. Je n’ai jamais aimé l’école…

    A : Je suis étonnée que vous n’ayez pas pensé à la reprise de Nirvana que vous avez faite et qui s’appelle « School ». Que pensez-vous de Nirvana ?

    C.O.W. : C’est un groupe atypique, avec une musique qui change tout le temps. J’ai écouté Nirvana avant qu’il ne devienne un groupe connu, quand Bleech est sorti.

    A : Pourquoi avez-vous repris « School » et non « Smells like teen spirit » ou une autre chanson du groupe ?

    C.O.W. : Parce que pour nous c’était évident de reprendre cette chanson et pas une autre. Ce n’est pas une chanson que tout le monde a beaucoup écouté de Nirvana, elle n’est pas très connue. Nous sommes fans de ce groupe, Burton, moi et Byron. Nous écoutons tous Nirvana. Et nous avons tous connu le groupe à la sortie de Bleech. C’est pour cette raison que nous avons choisi cette chanson. Nous voulions prendre cette chanson parce qu’elle est mauvaise et pas très connue, et qu’elle ne fait pas partie des plus gros succès de Nirvana. Donc nous avons repris « School ». Avez-vous écouté le premier album de Nirvana ? Bleech ?

    A : Oui mais je ne m’en souviens plus très bien. C’était il y a très, très longtemps ! Donc justement, en parlant de Nirvana, Kurt Cobain s’est suicidé et une chanson de votre dernier album est sur le thème de la mort, « Empty vision ». Que pensez-vous de l’acte de se suicider ?

    C.O.W. : Je comprends que Cobain se soit suicidé. Tu peux commettre un suicide parce que tu ne peux pas continuer ta vie comme tu le souhaites, tu vois, dans la press, dans tous les médias. Tu en deviens malade au bout d’un temps et au lieu de finir dans la misère, à l’hôpital ou ailleurs, tu préfères te suicider. Je comprends cela.

    A : Le concert va bientôt commencer, avezvous un message à faire passer à vos fans français ?

    C.O.W. : Juste de vous amuser autant que possible, nous sommes ici pour nous distraire et donc, faites-en autant !
    ( www.fearfactory.com )


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  • Red Night, qu’est-ce que c’est ? C’est un groupe fondé en janvier 2006. Depuis, il en a fait du chemin et compte aujourd’hui 5 membres : Seb au chant et à la guitare rythmique, Zazar à la guitar lead, Woody à la basse, Antoine à la batterie et Drago aux claviers. En cette soirée du samedi 15 novembre 2008, ce fut l’occasion de découvrir le groupe sous un nouvel angle car il s’agissait du premier concert en présence d’un chant masculin. En effet, jusqu’ici, le groupe avait toujours compté un chant féminin, ce qui apportait de la douceur à leur musique hard-rock assez lourde, bien que les nappes de clavier rendent déjà la musique générale un peu moins sévère que si elles n’avaient pas été présentes.

    Cette fois-ci, c’est avec un ensemble musical plus puissant que le groupe se présente face à son public, en l’honneur du 1er tour du festival Emergenza. Et on peut dire que l’accueil est au rendez-vous ! Pas beaucoup de monde, en même temps les musiciens de Red Night passaient seconds, mais chacun y allait de sa bonne humeur, ce qui donnait un résultat assez hallucinant au niveau de la fosse. En effet, il vallait mieux rester à l’écart si on voulait suivre le concert tranquillement et pouvoir observer chacun des musiciens. Qu’à cela ne tienne, tout à gauche ou tout à droite de la scène, il y avait de la place pour tout le monde !

    Pour ce qui est du concert en lui-même, les titres connus du groupe s’enchaînent les uns après les autres après l’habituel message du groupe qui leur sert d’ouverture : This is the Red Night ! ! ! Ainsi donc, nous avons eu droit à « Havoc », « Take Me Away » et « Red Night Wants You » entre autre. Et bien entendu, le fameux hymne à la bière, cette fois-ci suivi par une nouvelle composition, instrumentale pour une fois, mettant ainsi en avant les performances des musiciens. Au fond, l’absence d’ « Overdose », le titre qui habituellement clot les concerts de Red Night, ne se fait pas ressentir tant que cela, le groupe ayant pris soin de remanier leur setlist de façon à ce que chaque titre passe comme une lettre à la poste.

    Au niveau du son, il n’y a absolument rien à redire, les réglages ont été effectués à la perfection, chaque instrument s’entendant de façon très claire, y compris le micro (quel plaisir de pouvoir entendre clairement les paroles en étant juste devant la scène !). Le micro, c’était sans aucun doute l’élément le plus important pour ce concert-là, l’occasion pour le public de découvrir la voix somme toute assez étonnante de Seb, dont on remarquait par moments quelques grimaces. Pas de panique, il fallait vraiment avoir l’oreille fine pour discerner les quelques couacs, ils se sont à peine entendus ! Puis on peut pardonner cela, puisqu’il s’agit là de son premier concert en tant que chanteur (on le voyait habituellement en tant que guitariste rythmique uniquement). Notons également le changement de batteur !

    Au final, Red Night est arrivé 4ème ex-aequo de ce 1er tour du tremplin Emergenza, ce qui assure à ses musiciens une place pour le 2nd tour, prévu pour la mi-janvier. Le rendez-vous est pris ! Et comme d’habitude, les fans seront là pour les soutenir, en espérant que ceux des autres groupes qui seront présents ce soir-là adhèreront à la cause de cette excellente formation qui promet un brillant avenir ! A quand l’album ?


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